Pourquoi je n'arrive pas à tourner la page ?
Par Elisabeth Jean-montcler, thérapeute psycho-corporelle spécialisée en accompagnement des femmes après un divorce ou une séparation
5/7/20265 min read
Pourquoi je n'arrive pas à tourner la page ?
Il y a des matins où vous vous levez et vous vous dites : ça fait six mois. Un an. Deux ans. Et pourtant, quelque chose en vous n'a pas bougé. Une image revient. Une phrase tourne en boucle. Vous croisez quelqu'un dans la rue qui lui ressemble et tout s'effondre à nouveau.
Vous avez fait ce qu'on vous a dit de faire. Vous avez pleuré. Vous avez parlé à vos amies. Vous avez peut-être déménagé, changé de coiffure, repris le sport. Et malgré tout, vous sentez que vous n'arrivez pas à tourner la page après cette séparation.
Vous n'êtes pas fragile. Vous n'êtes pas "trop sensible". Ce que vous vivez a un nom et surtout, une explication.
Tourner la page n'est pas une décision. C'est un processus.
La première chose à comprendre, c'est que avancer après une rupture n'est pas une question de volonté. On ne décide pas de ne plus souffrir comme on décide de changer de coiffure.
Une séparation qu'il s'agisse d'un divorce, d'une rupture après des années, ou même d'une relation courte mais intense est une perte. Et toute perte traverse le corps, le système nerveux, les croyances les plus profondes sur soi-même et sur le monde.
Le cerveau, lui, ne fait pas la différence entre une perte réelle et une perte symbolique. Il traite la fin d'une relation avec les mêmes circuits neurologiques que ceux activés par un deuil. C'est pour cela que la douleur est physique. C'est pour cela qu'elle dure.
Pourquoi certaines séparations restent-elles si longtemps en nous ?
Il n'existe pas une seule réponse. Mais voici ce que j'observe le plus souvent dans mon cabinet, auprès des femmes que j'accompagne après un divorce ou une rupture amoureuse.
1. Le lien n'a pas été vraiment rompu intérieurement
On peut avoir signé les papiers du divorce, changé de ville, effacé les photos. Et pourtant, intérieurement, le lien est toujours là. Vivant. Actif.
C'est ce qu'on appelle en psychologie la constance de l'objet : notre psyché garde une représentation interne de la personne aimée, indépendamment de sa présence physique. Rompre ce lien intérieur demande un travail qui va bien au-delà de la séparation administrative ou géographique.
2. La relation a touché quelque chose de très ancien
Parfois, une séparation fait autant de mal parce qu'elle réveille des blessures bien antérieures à cette relation. Un abandon vécu dans l'enfance. Un sentiment de ne pas être suffisante. Une peur profonde de la solitude.
Dans ce cas, ce n'est pas seulement lui ou elle que vous pleurez. C'est quelque chose de vous-même. Une version de vous qui espérait être enfin rassurée, reconnue, complète.
3. Votre identité s'est construite dans cette relation
Après une longue relation ou un mariage, nous ne savons plus toujours très bien qui nous sommes en dehors de ce couple. Qui suis-je seule ? Qu'est-ce que j'aime, moi, vraiment ? Qu'est-ce que je veux ?
Ces questions peuvent paralyser. Et cette paralysie est souvent confondue avec de la nostalgie pour l'autre alors qu'il s'agit, en réalité, d'une invitation à se retrouver soi-même.
4. Le corps n'a pas encore intégré la séparation
On parle beaucoup de ce qui se passe dans la tête après une rupture. On parle peu de ce qui se passe dans le corps.
Or le corps garde la mémoire du lien : la voix de l'autre, son odeur, le rythme de sa présence. Ces empreintes sensorielles restent longtemps actives. C'est pour cela qu'un morceau de musique, une odeur, un lieu peuvent faire ressurgir une émotion avec une violence inattendue même des mois après.
Travailler avec le corps par la sophrologie, le travail respiratoire, les approches psycho-corporelles permet d'accompagner cette intégration là où la parole seule ne suffit pas.
5. Vous n'avez pas eu la place de traverser ce que vous avez traversé
Les enfants à gérer. Le travail à maintenir. Les amies qui, au bout de quelques semaines, pensent que vous devriez "aller mieux". Les injonctions implicites à "rebondir vite", à "rester forte", à "ne pas s'apitoyer sur son sort".
Combien de femmes traversent leur divorce sans jamais vraiment s'autoriser à s'effondrer ? Sans jamais avoir eu un espace, un vrai espace, pour pleurer ce qu'elles perdent, nommer ce qui a été difficile, accueillir ce qu'elles ressentent sans devoir "aller bien" pour les autres ?
La page ne se tourne pas quand on l'a sautée. Elle se tourne quand on l'a lue jusqu'au bout.
Et si "ne pas tourner la page" n'était pas un échec, mais un signal ?
Je dis souvent à mes clientes que la difficulté à avancer après une séparation n'est pas un signe de faiblesse. C'est un signal. Le signal que quelque chose demande à être vu, accueilli, traversé.
Ce n'est pas la même chose que de "rester bloquée". C'est l'intelligence du vivant qui dit : il y a quelque chose ici qui mérite ton attention avant d'aller plus loin.
Et quand on accepte vraiment de s'y arrêter pas pour s'y noyer, mais pour vraiment regarder quelque chose commence à bouger.
Comment avancer après une séparation : ce qui aide vraiment
Il n'y a pas de recette universelle. Mais il y a des conditions qui favorisent le mouvement.
Avoir un espace qui vous appartient. Un espace où vous pouvez être entière avec vos contradictions, vos doutes, vos douleurs sans avoir à les gérer pour quelqu'un d'autre.
Travailler avec le corps, pas seulement avec les mots. La sophrologie, la respiration consciente, les approches somatiques permettent de libérer ce que le mental tourne en boucle sans parvenir à résoudre.
Aller doucement. Non pas pour s'attarder dans la souffrance, mais parce que la reconstruction après un divorce ou une rupture est un chemin pas un saut.
Se faire accompagner. Pas parce qu'on ne peut pas s'en sortir seule. Mais parce qu'on va plus loin, plus vite, et avec moins de pertes, quand on est guidée par quelqu'un qui connaît le chemin.
Vous n'avez pas à traverser ça seule
Je suis Elisabeth Jean-montcler, thérapeute psycho-corporelle et sophrologue, spécialisée dans l'accompagnement des femmes après un divorce ou une séparation. J'ai moi-même traversé des ruptures majeures et c'est cette expérience, autant que ma formation, qui nourrit la façon dont j'accompagne mes clientes.
Mon travail se situe à la croisée du corps et de la psyché : sophrologie, hypnose humaniste, Gestalt, EFT, constellations familiales. Pas pour "effacer" ce qui a été, mais pour vous aider à vous retrouver vous-même et à avancer vers une vie qui vous ressemble vraiment.
Je reçois en cabinet à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), dans la région de Bordeaux, et en téléconsultation partout en France.
Vous avez des questions ? Vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire ? Contactez moi directement , une première conversation ne vous engage à rien.
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mais viennent en complément de celui-ci. Si je constate que la situation dépasse le cadre de mes compétences,
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